Aïda Colombani, d’Ève Vanden Abeele

 (Dernière femme)

Aïda Colombani

 

Elle a les yeux de couleur pers, les mêmes que sa mère, les cheveux châtains qui sentent toujours la rose et elle a une taille fine qui lui donne une allure de princesse. Elle adore porter des robes aux couleurs pastelles, de préférence, qui lui donnent un air radieux digne de sa beauté exceptionnelle. Elle est née sous une pluie de tristesse, car sa mère est décédée durant l’accouchement. Ses seins étaient fermes et bien remplis avec de petits tétons roses. Son con était chaud et invitant. Elle avait laissé un petit duvet noir  au centre de son pubis et s’arrangeait toujours pour qu’il soit impeccablement taillé. Elle s’est fait élever une bonne partie de son enfance par les domestiques car son père était constamment parti en voyage d’affaire. Ses domestiques ne la laissèrent pas sortir de la maison jusqu’à ses 13 ans, année ou son père est revenu pour de bon.

 

 

25 septembre, 13 ans

Aujourd’hui j’ai 13 ans et papa m’a donné un journal pour ma fête mais je crois que c’est plus pour se faire pardonner de son absence prolongé durant toute mon enfance. Il m’a dit d’écrire tout ce qui me passait par la tête en n’omettant rien. Durant mon enfance, il ne fut pas présent et je su quand même que c’est lui qui tirait les ficelles à distance. Je n’avais pas le droit de sortir de la maison et je savais que cet ordre venait directement de lui sans même qu’on ne me l’ai précisé. Lors de son retour justement à mes 13 ans, il ne me permit pas plus de sortir dehors. Il m’a expliquer que j’allais avoir des cours privés avec lui pour m’expliquer comment fonctionne le corps humain.

 

13 octobre, 13 ans

Déjà un mois que papa a commencé ses cours avec moi. Parfois, il me laisse aller dans le jardin, mais il y a des haies qui me cachent de l’extérieur, donc je retourne sagement dans la chambre pour le reste du cours. Il me fait mettre en sous-vêtements et il me fait réciter toutes les parties du corps en exagérant fortement sur celles qui font de moi une femme. Il me frôle de ses doigts, parfois, pour m’expliquer à quoi le muscle concerné sert.

 

21 décembre, 13 ans

Papa est bizarre, il me dit plus souvent que je suis belle et nos séances deviennent plus longues. Il a dit hier qu’il allait bientôt m’apprendre comment fonctionne mon corps et j’ai un peu hâte. Depuis le début qu’il m’en parle, il me dit qu’un jour, je vais savoir comment plaire aux hommes, car je suis quelqu’un de spécial. J’ai hâte de voir ce qu’il va m’apprendre même si je suis stressée de lui déplaire. On continue encore les séances, mais elles deviennent de plus en plus longues. Il prend plus son temps sur mes parties génitales, c’est lui qui m’a appris comment elles s’appellent. Je suis un peu mal à l’aise quand il le fait, mais je sais que toutes les filles le vivent, alors je ne dois pas être la seule à me sentir comme ça.

 

17 aout, 14 ans

Papa devient étrange avec moi depuis quelques temps. Lors de nos séances, il me touche parfois le genou ou bien il me frôle le cou. Hier il m’a donné des bisous sur la main et il a été plus colleur que d’habitude. Il m’a aussi dit que je ressemblais beaucoup à ma mère et plusieurs fois que j’étais belle. Je ne sais pas comment agir, il me dit que les séances sont utiles, mais je me demande à quoi elles vont servir puisqu’il ne me laisse jamais sortir autre que dans la cours. J’aime sentir le soleil chaud sur ma peau et imaginer à quoi le monde ressemble au-delà de la haie de cèdre.

 

28 juillet, 15 ans

Papa m’a annoncé une bonne nouvelle, je suis tellement heureuse! Il m’a dit que j’allais aller à l’école trois jours semaine puisque son nouveau travail lui exige de partir à l’extérieur de la maison. Je vais dans une école proche de chez moi, je suis vraiment contente qu’il ait changé d’idée. Je ne sais pas comment je vais m’habiller ; une robe ou des pantalons.  Comment les jeunes de mon âge s’habillent? Les cours privés que j’ai avec papa deviennent de plus en plus rigoureux et il devient plus sévère avec moi. Il est un peu fâché quand je me trompe de partie du corps. J’ai remarqué qu’il est stressé ces derniers temps et il me touche de plus en plus souvent. Parfois il m’agrippe les bras et me regarde le corps de haut en bas. Je ne sais plus quoi penser de ses cours.

 

31 aout, 15 ans

Aujourd’hui, j’ai eu ma première journée d’école, c’était vraiment amusant! On a appris pleins de choses. Je suis avec une classe plus jeune que mon âge, car je n’ai pas eu d’école avant, mais ce n’est pas grave, j’en apprends beaucoup! Quand la professeure nous a fait un quiz, la question bonus était sur les parties du corps et j’ai tout réussi. Elle est venue me voir après la classe pour me dire qu’elle était  impressionnée de mes connaissances sur le sujet et je lui ai dit que j’avais des cours avec mon père. Elle m’a regardé bizarrement, mais n’a rien dit. Quand j’en ai parlé à papa cette soirée-là, il a dit que le cours privé était annulé et il est parti un peu fâché.

 

13 décembre, 16 ans

Je ne sais plus quoi penser. Papa m’a touché le vagin. J’ai été mal à l’aise, mais il a dit que c’était normal la première fois et que toutes les filles vivaient ça. Je lui fais confiance et on est vite passé à autre chose. Ses doigts étaient froids et c’était inconfortable, mais je n’ai pas dit un mot. Il a d’abord touché gentiment mon clitoris, puis il a doucement entré son doigt à l’intérieur de moi. J’ai eu peur et je me suis un peu débattue, parce que ça m’a fait mal, mais ça n’a pas duré de temps, il a rapidement enlevé ses doigts et les a sentis en disant que je sentais comme une douce fleur. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais il avait l’air content. J’aime quand mon père est content, donc s’il le refait la prochaine fois, je vais être tranquille et bien me comporter.

22 février,16 ans

Déjà plusieurs fois que papa me touche les parties génitales. Il me dit que je vais finir par aimer ça. Aujourd’hui, par contre, il est arrivé un incident à l’école. Ma maitresse d’école m’a demandé comment est-ce que mon père m’apprenait toutes les parties du corps. Je n’ai pas voulu lui répondre au départ parce que je suis gênée, toutes les filles le vivent donc je ne vois pas pourquoi je devrais en parler. J’ai fini par lui dire qu’il touche chacune de mes parties sur le corps, me les nomme et me les fait répéter. Elle m’a demandé s’il me touchait entre les deux jambes et je lui ai répondu non. Je crois qu’elle a vu l’hésitation dans mes yeux, car elle m’a dit que le lendemain, elle voulait que je reste après l’école pour parler. En arrivant à la maison je n’en ai pas parlé à papa.

 

23 février, 16 ans

J’ai passé une bonne journée, mais la conversation entre moi et la maitresse me stressait beaucoup. Je suis donc restée à la fin de l’école, comme elle m’a demandé, et je suis allée m’asseoir où les chaises. Elle est venue m’y rejoindre et on a parlé longtemps. Elle m’a expliqué que ce n’était pas normal que mon père me touche partout sur le corps. Elle m’a dit que c’était illégal et qu’il devait être puni pour ça. Je suis partie la tête pleine d’informations, mais le cœur lourd. Je ne comprends pas comment papa a pu me faire ça, la maitresse doit avoir tort, il ne me ferait pas quelque chose qui est mauvais pour moi. Quand je suis arrivée à la maison, je lui ai expliqué la situation et il m’a dit au moins 100 fois que la maitresse est menteuse et que c’est normal qu’il fasse ça. Il m’a désinscrit de l’école le lendemain et je n’ai plus eu le droit de parler à mon professeur. Il me laisse quand même jouer avec mes amis dehors depuis.

 

23 juin, 16 ans

Je pense de plus en plus à ce que mon professeur m’a dit et ça me trouble énormément. Je ne voulais pas en parler à personne, surtout pas aux enfants avec qui je joue dehors, mais j’ai fait une erreur et j’ai mentionné le fait que j’avais des cours d’éducation sexuelle avec mon père. Mes amis m’ont fait de gros yeux et ils m’ont demandé si je croyais que c’était normal. Je leurs ai répondu rouge comme une tomate que oui, c’était normal et que je ne comprenais pas pourquoi eux n’en avaient pas. J’ai compris que papa me faisait réellement quelque chose de mal puisque maintenant, ce n’était pas que la maitresse qui le disait, mais aussi les adolescents de mon voisinage. C’est à partir de ce moment que j’ai eu une haine et une rage intérieure pour celui que j’admirais depuis si longtemps. Il était maintenant devenu un tel objet de dégout que je ne pouvais pas continuer à me laisser faire de la sorte.

 

11 octobre, 17 ans

Mon père me viole. À répétition. Il me fait des choses que je ne veux pas qu’il me fasse. Je n’ai plus la force de me défendre, une telle rage me barre le cœur et m’empêche de dormir la nuit. Cher journal, si tu savais à quel point je n’en peux plus de cette situation. C’est mon père, je l’aime d’un amour indescriptible, mais il me fait du mal autant physiquement que psychologiquement. Il tente tout de même encore de me faire sentir spéciale, aimée et chérie par nul autre que lui-même. Dans son élan, il ne pense qu’à lui, il croit tout bêtement que je vais croire que ce qu’il me fait est bien et que c’est nécessaire à ma croissance. Je ne le crois plus, j’ai eu trop de preuves du contraire. Je me sens sale, une vraie vierge souillée. Je n’en peux plus de cette situation, il faut que ça cesse. Je ne sais pas encore comment mais je vais trouver un moyen et il va payer pour ce qu’il me fait subir volontairement depuis ma tendre enfance. Je vais me venger, cher journal, je ne sais pas comment, mais je vais trouver… Il le faut.

 

18 octobre, 17 ans

Il l’a refait. Il va payer, il va payer, il va payer.

 

5 janvier, 17 ans

Je n’en peux plus, je deviens une vraie loque vivante. Je ne mange presque plus et je ne pense qu’à un moyen de le faire payer ce qu’il me fait. Je vais devoir le tuer, je n’ai pas le choix.

 

27 février, 17 ans

Je réfléchis depuis plus d’un mois à ce que je pourrais faire pour qu’il regrette son geste et je ne trouve rien d’autre que de le tuer. J’y pense en toute logique et connaissance de cause et je me dis que la mort seule est une libération pour moi. C’est un fardeau qui pèse sur mes épaules depuis plusieurs années et j’en souffre énormément. Il est temps que ça cesse et je ne veux pas qu’il refasse le geste impur du viol sur une autre. S’il a été capable de le faire à sa fille, c’est qu’il est capable de le faire à n’importe qui. Je me laisse faire durant les séances et ne dit rien mais en dedans, je sais ce qui va arriver, il va payer.

 

29 février, 17 ans

Je me cherchais désespérément une arme, un couteau ne suffisant pas à exprimer toute ma colère et ma rage. Je suis donc allée dans le bureau de mon père, croyant que j’y trouverais une arme quelconque, et je suis tombée sur une monstruosité. Je sais tout maintenant, toutes les femmes de mon père, je les connais et je ne peux que le détester encore. Il est ignoble, un égoïste né et je ne peux rien faire d’autre que de vouloir le tuer davantage. J’ai découvert le journal de ma mère, lui qui ne m’avait jamais parlé d’elle sera surpris de voir ce qui l’attend.

 

4 mars, 17 ans

Il est venu me trouver dans ma chambre, un air sauvage dans les yeux. Il avait l’air fou et déterminé à la fois. Son pas saccadé et brusque présageait un viol lubrique. Il est arrivé à côté de moi, son regard fixé sur mes yeux et ma poitrine. Il m’a brusquement prise par la taille et j’ai senti son érection contre mon pubis. Il avait envie de moi et je le voyais à travers son regard et ses gestes. Il avait envie de me baiser, comme il a baisé ma mère. J’ai senti son souffle chaud sur mon cou et ses doigts passer sous mon chandail, se frayant un chemin vers mes seins. Je devenais de plus en plus mal à l’aise et je devais me concentrer sur ma tâche finale. Il devenait de plus en plus excité et violent. J’avais le bras rouge à cause de ses puissantes mains qui me serraient et la rage qui montait en moi, mais je devais attendre le moment propice. J’avais trouvé le chapelait de ma mère dans la pièce secrète qui y était consacrée et je comptais l’utiliser pour tuer le monstre qui tentait de venir en moi. Il était féroce et il avait une force que je ne lui avais jamais vue auparavant. C’est en tentant de me pénétrer que je su que le moment propice était arrivé. Son heure était sonnée et il allait regretter amèrement, au péril de sa vie d’être un monstre impitoyable. Je pris le chapelait de ma mère, que j’avais intentionnellement laissé sur le bureau, et lui enfonçai profondément dans le cou. Je crois qu’il ne s’y attendait pas, car il n’a pas réagi comme je l’espérais. Il ne s’est pas débattu, au contraire, il m’a fixé dans les yeux et je cru y voir de la satisfaction et une certaine admiration. Il s’est écroulé contre moi en me serrant la main dans un dernier au revoir.

Je ne saurai jamais s’il avait décidé de me tuer cette soirée-là, car c’est moi qui l’ai fait. C’est terminé maman, je t’ai vengée. Voilà, Féléor Bathélémy Rü est mort.

 

 

À propos d’Aïda Colombani

J’ai décidé d’écrire le retour d’Aïda tout au long de son enfance et adolescence puisqu’elle est différente de mes femmes et que je tiens à garder des traces d’elle pour ne pas oublier. Aïda est née bien avant la date prévue. J’ai tué sa mère, car elle avait fait une toile représentant le renouveau, la renaissance et j’y ai vu un signe qu’elle voulait mourir. Elle ne s’est pas débattue, elle voyait en moi le Dieu qu’elle cherchait tant à atteindre et mourir entre mes mains était pour elle une délivrance, un signe du destin qui lui permettait d’enfin approcher son Dieu de proche. Je lui ai tranché la jugulaire en prenant soin de ne pas blesser le bébé, sa progéniture, mon enfant.  Je ne sais pas encore si je vais la tuer comme toutes les autres femmes, mon instinct me dicte le contraire. À à peine un an elle se promenait partout dans la maison et insistait particulièrement pour aller voir les pièces qui étaient destinées à mes ex femmes. Je lui interdis donc à l’âge de 4 ans d’y pénétrer sous peine de graves conséquences, idem pour mon bureau au deuxième étage. Je ne voulais pas qu’elle sorte de la maison pour ne pas voir le monde extérieur, je la voulais pour moi seul. J’ai décidé de lui donner école à la maison pour éviter qu’elle ne m’échappe. Je crois que je ne voulais pas qu’elle parte, parce que je me voyais à travers elle comme aucune autre femme n’a su le faire, car elle était ma progéniture, mon sang. Le fait que je me vois à travers les yeux de ma fille a rendu l’attirance encore plus palpable. J’ai été attiré dès le début par la chair de cet enfant qui ne savait pas encore parler. Au début, j’ai résisté, je me disais que ça finirait bien par passer, mais plus le temps avançait, plus elle me regardait souvent avec ses yeux de biche. Je sentais l’envie monter en moi, mais je la réfrénais toujours. Je ne l’ai pas inscrite à l’école pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas qu’elle regarde d’autres personnes comme elle le faisait avec moi. C’était un combat de tous les jours et je sentais que je devais faire quelque chose ou je finirais par lui faire du mal. Comme de fait, lorsqu’Aïda eu 5 ans, je reçus un appel me disant que je devrais aller travailler à l’étranger pour quelques années. Je pris donc le premier train le lendemain en me disant que ma jeune fille vivrait mieux par mon absence que dans le désespoir de savoir son père malheureux. Selon ce que me dirent les domestiques durant ces nombreuses années, son enfance se déroula relativement bien. Elle grandissait aimée par ces dames qui étaient à mon service et j’aimai m’imaginer les différences qu’elle aurait lorsque je serais de retour pour de bon. C’est à son anniversaire de 13 ans que je revins de mon voyage prolongé. Je dois dire que lorsque je vis ma fille pour la première fois en plusieurs années, j’eu un sentiment d’horreur qui me glaça les veines. Je n’avais pas oublié son attrait si irrésistible qui m’avait gagné lors de son enfance. Il n’était pas disparu, au contraire, il vint à moi comme un ouragan détruisant toutes mes défenses qui s’étaient construites au fils des années. Elle était si jolie dans sa robe pastelle bleue. Elle avait l’allure d’une jeune femme avec ses seins déjà bien remplis pour son âge. Elle ressemblait à sa mère, Joséphine, comme deux gouttes d’eau, et j’en fut tout retourné. Comme elle m’attirait ma belle enfant, qui n’était dès lors plus une enfant à proprement dit. Elle me regarda comme si elle lut à travers moi en un éclair. Je su alors que je ne pouvais plus rien faire pour contrôler mes pulsions et que je devais trouver un moyen de les évacuer parce qu’elles allaient causer ma perte et la sienne. Je lui donnai donc un journal à sa fête pour que plus tard, je le lise et que j’ai la conscience tranquille. C’est également cette journée que je lui dis que j’allais lui donner des cours sur l’éducation sexuelle. Elle m’a regardé avec une certaine interrogation, mais n’a pas relevé. C’est quelques jours plus tard que nous avons commencé ses cours. C’était simple ; je lui nommais les os, les muscles et les parties du corps et elle devait les répéter méticuleusement. Au début elle éprouva quelques difficultés à tout retenir, mais plus le temps passait meilleure elle devenait. C’est un soir d’octobre que j’eu un premier contact avec elle. Je lui ai pris la main pour lui montrer les muscles qu’elle contenait et c’est à ce moment que je su que j’étais définitivement perdu. L’attirance que j’avais envers elle à ce moment se transforma graduellement en de dangereuses pulsions. Je tins bon et je su me contrôler durant plusieurs mois mais le 16 aout, à l’âge de 14 ans, Aïda était plus belle et plus rayonnante que jamais. Je ne pus pas me retenir, je lui pris le genou et lui baisa la main. Je lui dis maintes fois qu’elle était belle et qu’elle ressemblait à sa mère. Le 20 juillet je compris que c’était trop pour moi et je devais faire quelque chose, autrement la situation allait dégénérer et je ne pourrais plus maitriser mes pulsions qui étaient déjà si difficiles à contenir. Je l’inscris donc à l’école publique dans l’espoir de voir mes passions pour elle se calmer. Je suis de plus en plus maladroit lorsque j’essaye de lui enseigner et je crois qu’elle le remarque. Son premier jour de classe fut une vraie réussite pour elle mais lorsqu’elle arriva à la maison et qu’elle me raconta l’évènement qui s’était produit avec son professeur, je pris peur et je lui dit que le cours était annulé pour la soirée. La soirée du 11 septembre a été un vrai calvaire. Malgré le fait qu’Aïda allait à l’école, les pulsions restaient intactes et lors de son absence, je ressentais le manque d’un homme qui attend que sa femme revienne du travail pour lui faire l’amour passionnément. Je me sentais tranquillement défaillir et je redoutais ce qui arriverait dans quelques temps, le désir était devenu trop puissant pour que je puisse le contrôler. Je me voyais à travers elle comme personne avant et j’avais envie d’elle, de la prendre sur son lit fleuris. J’avais envie de sentir son petit vagin vierge tout serré autour de mon pénis durci d’excitation. Oh comme j’en avais envie et je redoutais mes pulsions. Je redoutais de la perdre. Je ne pouvais pas le permettre. Le 13 décembre fut la date tournante de ma relation avec ma fille. Durant notre cours tout se passait comme à l’habitude, mais lorsque je lui montrais les muscles de la cuisse, elle fit ce petit mouvement involontaire de se tasser les cheveux sur le côté pour mieux voir ce que je lui montrais. Ce fameux mouvement qui me fait hérisser les poils des bras et bander d’un coup. C’est ainsi que je ne pus me contenir et commit l’irréparable. Je commençai d’abord par lui masser tranquillement le clitoris en expliquant que c’était l’organe préféré des femmes, puisqu’il permettait de faire du bien à la personne si on le frottait correctement. Elle resta de marbre, réticente à ce que je faisais, me regardant dans les yeux avec une interrogation de jeune fille qui ne sait pas ce qu’est la vie. C’est à cause de ses petits yeux de biche que je lui enfonçai mon doigt dans le vagin. C’était serré et chaud, un vrai vagin de petite vierge. Elle se débattue et je continuai tout de même mes vas et viens en elle. Je lui expliquai que c’était normal que ça lui fasse mal, mais que toutes les femmes le vivaient un jour ou l’autre dans leur vie. Elle se calma et je retirai mon doigt. En le sentant, je compris que je ne pourrais plus m’en passer. Cette odeur si douce de fleur me rendrait accro, je le savais et j’en était terrifié. Le 23 février, ma fille est revenue de l’école en pleurs, elle m’a expliqué la conversation avec son professeur et m’a demandé si c’était vrai que c’était mal ce que je lui faisais et que c’était illégal. J’ai dû lui faire croire que son professeur était une menteuse et qu’il n’y avait rien d’anormal dans ce que nous faisions. Elle a fini par me croire et j’ai décidé de la désinscrire de l’école pour ne plus qu’elle ait affaire à ce professeur de malheur. Les cours continuèrent normalement et je la trouvais de plus en plus réceptive à mes attouchements. En mi-juin, je vis que ma petite fille était de plus en plus distante, elle faisait beaucoup d’erreurs lors de nos séances sur le corps et elle se laissait faire avec un certain recul et une gêne dans les gestes. Elle était distraite et je le sentais. Ma jolie princesse était troublée et je ne pouvais rien faire pour lui redonner le sourire. Depuis quelques mois elle maigrissait à vue d’œil et son corps devenait celui d’une autre. Cette faiblesse était difficile à regarder, mais en même temps tellement attirante. Ma jeune malade avait besoin de moi et je comptais tout faire pour l’aider. C’est ainsi que je me dis, le 3 mars, que le lendemain serait son dernier jour. J’ai vu dans sa maigreur et dans sa façon d’être une certaine demande d’aide. Ma jolie fille voulait mourir et si ce n’était pas par moi, ce serait elle qui commettrait l’irréparable. Je vais maintenant écrire au présent parce qu’aujourd’hui, le 4 mars, c’est sa dernière journée. Je vais aller la prendre une dernière fois avant de la tuer. Je vais l’étrangler pendant qu’elle jouit, elle va aimer mourir de cette façon. Aujourd’hui est différent, car je vais écrire ce qui s’est passé à mon retour. Je pars la voir à l’instant, ma petite princesse…

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écrivaineWILHELMYAUDRÉE

Écrivaine québécoise née à Cap-Rouge (Québec) qui habite Montréal.

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E. wilhelmy.audree@outlook.com