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J'aborde cet espace comme un lieu de réflexion sur ma pratique littéraire, ma pratique photographique, sur les différents éléments, voyages, lectures, interventions qui alimentent mes projets.

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Faire le point

Il y a des semaines, des mois, où il faut accepter – après s’être étourdie dans des projets de rénovation, de voyage, de conférences – de se déposer et de prendre le temps de réfléchir. Ça n’est pas tout le temps agréable de s’arrêter pour se poser les bonnes questions, alors chez moi, ça survient souvent après les avoir repoussées très longtemps.

En ce moment, je mène un stage postdoctoral au CRILCQ de l’Université de Montréal. Ce stage se terminera en décembre, mais les demandes de bourses en prévision d’un éventuel deuxième stage sont en ce moment. J’ai hésité longtemps (et j’ai dérangé beaucoup de monde pour avoir leur avis; ils m’ont tous patiemment répondu et encouragée), mais j’ai finalement décidé de quitter le milieu universitaire. Je ne demanderai pas de nouvelle bourse postdoctorale lorsque celle dont je bénéficie en ce moment arrivera à échéance.

Ça semble une nouvelle banale, mais c’est une immense décision dans ma vie. Quitter le milieu universitaire, c’est lâcher la bouée rassurante d’une potentielle stabilité financière pour me consacrer tout entière à mon travail d’écrivaine. Ce n’est pas grand-chose, et c’est énorme en même temps. Ça m’a beaucoup occupée. D’ailleurs, ne soyez pas surpris si je reviens, dans les prochains mois, avec une diversification de mes propositions artistiques, pour réussir à vivre un peu. (En ce moment, je songe à ouvrir une boutique Etsy pour y vendre des reproductions numérotées de mes dessins, je voudrais faire des photos d’auteurs à moindre coût, créer des sites web d’écrivains, offrir un service de mentorat littéraire, mais surtout, surtout, je me croise les doigts pour obtenir une ou deux charges de cours en création littéraire par année….)

La décision de quitter le milieu universitaire a aussi comme effet fabuleux de me permettre d’arrêter de penser sans arrêt à la dimension «recherche» de mon dossier alors que c’est mon travail de romancière qui m’attire le plus.

Cela m’amène au deuxième point de cet article. J’ai aussi réalisé que le projet sur Romane, qui n’est pas lié à ma pratique de romancière, me pose problème parce que je me sens limitée dans les possibilités artistiques que présente ce projet. Aussi, j’ai très peur qu’on considère ce texte de la même manière qu’on aborde mes romans. Comme les démarches sont extrêmement différentes, je ne veux pas que les deux formes d’écriture soient liées. J’ai donc pensé que la meilleure manière de prendre plaisir à ce projet était d’en faire un livre illustré.

Un livre illustré, mais pas par moi.

Je ne sais pas par qui encore (amis illustrateurs, la perche est tendue), mais je vois un livre illustré pour les adultes, avec certains passages en format «bd documentaire» (comme on voit, par exemple, dans Nouveau Projet), et d’autres passages plus textuels, mais agrémentés de quelques images qui amènent la réflexion ailleurs, la poussent plus loin. J’ai envie d’un objet beau, créatif, inspirant. J’ai compris que je dois prendre une nouvelle direction pour pousser ce projet  jusqu’au bout. Il faut que le quotidien se colle à la fiction, que Romane (et avec elle toute la famille), devienne personnage plutôt que seulement objet textuel. L’illustration me semble le remède idéal. Je me croise les doigts pour trouver la perle rare qui aura envie de plonger dans cet univers avec moi.

Le mois de mars, dans ma vie, a souvent servi à faire le point. Malgré la neige, cette année n’aura pas fait exception.

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écrivaineWILHELMYAUDRÉE

Écrivaine québécoise née à Cap-Rouge (Québec) qui habite Montréal.

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