Poupée à découper

Dans la version originale du texte, rédigée dans le cadre du mémoire en écriture littéraire du département de langue et littérature françaises de l’Université McGill, chaque partie s’ouvrait avec une robe et une citation. Voici un extrait de l’évaluation du mémoire expliquant le rôle des robes:

Le préambule et chacun des quatre chapitres du conte «La Petite» sont précédés d’une illustration – une robe – qui donne le ton du chapitre (la robe noire pour le préambule, qui raconte l’enterrement de Grumme; la robe rouge pour un chapitre où Noé, a l’instar du petit chaperon rouge, s’enfonce dans une forêt, et ainsi de suite). Ces robes ne sont cependant pas comme toutes les robes. Ce sont des robes-jouets, pourvues d’attaches, comme celles qu’utilisent les enfants pour habiller des poupées de papier. L’auteure indique par là, mais sans jamais l’expliquer lourdement, que ses personnages sont d’abord cela, des objets fabriqués de toutes pièces qu’elle meut dans un univers lui-même passablement «artificiel», sans référent précis (sommes-nous au Quebec? en Russie? en Roumanie?).

Pascal Brissette

© Audrée Wilhelmy

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